Extincteur automatique à eau

Une tête d'extincteur automatique à eau est un appareil statique de dispersion d'eau, ou de produits dissouts dans l'eau, lors d'un incendie.



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Lutte contre l'incendie - Robinetterie - Plomberie

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  • Installation d'extinction automatique à eau. (sprinkleur)... Le nombre maximum de têtes de sprinkleur est de 500. Installations alternatives... (source : a-s-c)
  • Dispositif d'extinction automatique Argo 55 : Sans danger pour le personnel et les équipements.... SYSTèME D'EXTINCTION INCENDIE - EAU ATOMISéE : Je souhaite avoir des ... lors de la détéction d'un incendie sur un dispositif à plusieurs tête.... (source : edgb2b)
  • Comme il a été dit auparavant l'installation fixe d'extinction automatique à eau est le plus courant. C'est pourquoi, en hiver, quand l'eau peut subir... (source : cours-ssiap)

Une tête d'extincteur automatique à eau (aussi connu sous les termes tête d'extincteur automatique d'incendie, gicleur d'incendie, asperseur, ou sprinkleur) est un appareil statique de dispersion d'eau, ou de produits dissouts dans l'eau, lors d'un incendie[1]. Le plus fréquemment ces extincteurs sont mis en réseau au plafond des lieux à protéger et réagissent de façon automatique quand la chaleur devient trop importante. Celle-ci brise l'ampoule ou fait fondre le fusible qui maintient la tête fermée en temps normal. La pression permanente de la canalisation, à laquelle est connectée l'extincteur, se libère dans ce cas au travers de la tête, arrosant ainsi la zone enflammée. La chute de pression génèrée par l'ouverture de la tête actionne un gong hydraulique qui donne l'alarme. Aucune surveillance humaine n'est par conséquent requise pour son déclenchement.

Le terme sprinkler de l'anglais (to sprinkle : arroser), et son calque sprinkleur, ne sont pas recommandés par les organismes de terminologie québécois car ils forment des emprunts à l'anglais qui concurrencent inutilement les termes français[1].

Historique

Principes
Détails d'une tête d'extincteur automatique à eau

Le dispositif sert à protéger des biens et des personnes contre le risque incendie. Sa mise en œuvre automatique le rend opérant jour et nuit.

Les trois fonctions de base d'une installation sont de :

  • Détecter un incendie précoce (manuellement ou automatiquement)  ;
  • Alarme pour avertir les personnes à proximité et prévenir les moyens de lutte incendie ;
  • Selon les besoins, il est envisageable d'éteindre l'incendie, de supprimer son développement ou de le contenir.

Le dispositif de protection incendie par brouillard d'eau consiste à délivrer la quantité de brouillard apte à lutter contre le type d'incendie redouté sur une zone lorsque un incendie est détecté. La brumisation est tenue tant que l'extinction n'est pas réalisée ou jusqu'à l'intervention des secours.

Quand un incendie survient, la chaleur dégagée s'élève et atteint une des têtes de gicleur réparties sur le plafond. Sous l'effet de la chaleur, l'ampoule ou le fusible qui maintient la tête fermée est détruite (l'ampoule contient un alcool qui se met à bouillir sous l'effet de la chaleur et qui rompt ainsi la fine paroi de l'ampoule). La pression permanente de la canalisation sur laquelle est posée la tête se libère au travers de la tête, arrosant ainsi la zone enflammée. Seules les têtes soumise à la chaleur réagissent, contrairement au mythe propagé par les films hollywoodien où toute les têtes explosent en même temps.

La chute de pression génèrée par l'ouverture de la tête va conduire l'ou les pompes à entrer en action pour maintenir la pression et l'alimentation en eau de la tête. Cette baisse de pression actionne un gong hydraulique qui donne l'alarme (avec un renvoi sur une centrale d'alarme incendie). Si l'incendie n'est à ce stade pas maîtrisé, l'accroissement du dégagement de chaleur entraîne l'ouverture de têtes supplémentaires. Aucune surveillance humaine n'est par conséquent requise, si ce n'est pour arrêter l'installation après extinction du feu (par le préposé ou par les secours).

L'efficacité du dispositif repose sur une correction idéale entre, d'une part, le débit des têtes, leur densité d'implantation et les ressources en eau disponibles, et d'autre part, la nature des biens protégés (potentiel calorifique et débit calorifique, vitesse de propagation, solide, liquide ou gazeux, ... ) et leur mode d'entreposage. L'essentiel des cas où l'installation de tels extincteurs a échoué ressort d'actes de malveillance ou d'un dépassement des capacités de stockage prévues à la conception.

Prévus pour contenir l'incendie, les gicleurs parviennent, selon le retour d'expérience, à éteindre le feu qui les a déclenchés. Un dispositif d'extinction utilisant des têtes de type ESFR (Early Supression Fast Reponse) sera conçu pour éteindre un feu, sa mise en œuvre délicate ne pourra se faire que dans des bâtiments ayant une architecture correcte.

Statistiques

Les statistiques montrent que 80% des incendies sont maîtrisés ou éteints avec moins de 5 gicleurs ; 95% des départs de feux sont maîtrisés par l'installation d'extincteurs automatique à eau et les 5% d'échecs restants sont dus aux raisons citées auparavant.

Des idées reçues existent sur ces dispositifs. Certains films laissent penser qu'approcher une source de chaleur d'une tête de gicleur déclencherait l'intégralité des têtes présentes dans le bâtiment de bureau qui les abrite. Or dans la réalité, en dehors d'installations industrielles particulièrement spécifiques (dispositifs «déluge»), chaque tête est indépendante et n'apporte de l'eau que sur la zone enflammée.

Certains industriels redoutent aussi l'effet de l'eau sur leurs stockages ou leurs installations techniques (machine-outil, informatique, ... ). Le gicleur ne se déclenchant qu'en cas d'incendie avéré et au dessus de la zone en feu, on considère généralement qu'un appareil touché est déjà une non-valeur du point de vue comptable. Qui plus est , la décontamination des appareils ayant subi des dégâts des eaux est une opération connue et idéalement maîtrisée si elle est ordonnée rapidement.

Mise en œuvre

Les éléments qui participent au fonctionnement du dispositif d'extincteur automatique à eau sont les suivants.

Pompes

Suivant les normes appliquées, le nombre de pompes peut changer. En norme APSAD on retrouvera dans la majorité des cas :

  • 1 source A, dite à autonomie limitée (alimente 5 têtes pendant 30 minutes)  ;
  • 1 source B autonome (alimente le débit théorique maxi pendant 1h30 à 2 heures) (sauf ESFR 1 heure)  ;
  • 1 pompe jockey qui maintient le réseau en pression (environ 8 à 10 bars).

Réserves

Celles ci peuvent être maçonnées ou dans la majorité des cas métalliques aériennes :

  • Réserve principale : de 200 à plus de 1000 m3 ;
  • Réserve dite «limitée» (APSAD)  : 30 ou 50 m3.

Le réseau de gicleurs peut, occasionnellemen, être raccordé au réseau d'eau de ville. Alors, le principe est de s'assurer que le dit réseau peut alimenter : l'installation de de gicleurs, les hydrants utilisables par les services de secours (P. I., RIA, rideaux d'eau, ... ) et les besoins courants du secteur géographique alimenté.

Postes de contrôle

  • Poste eau ;
  • Poste glycol (eau)  ;
  • Poste sous air ;
  • Poste alternatif (air / eau passage sous air quand il y a risque de gel de l'installation)  ;
  • Poste à préaction type A ou B ;
  • Poste déluge (c'est lui qui contrôle les têtes ouvertes).

Tuyauteries

  • Le collecteur d'alimentation (après le poste)  ;
  • Les antennes (tuyauterie où sont vissées les têtes de gicleurs).
  • Les chandelles de la tête à l'antenne

Types de têtes
  • «Spray» debout seulement ;
  • «Spray» pendant seulement ;
  • Conventionnel debout/pendant (de moins en moins utilisée)  ;
  • Têtes murales ;
  • Têtes ESFR (entrepôt de logistique)  ;
  • Têtes ELO ;
  • Têtes grosses gouttes ;
  • Têtes à couverture étendue ;
  • Gicleur à jet plat (Side wall) (voir [1] rubrique Extincteur automatique à eau).

Températures de déclenchement
  • De 57 à 343°C.

Il y a énormément de types de têtes de gicleurs mais la plus courante étant de 68°C (ampoule rouge)

Installations spécifiques

  • ESFR (entrepôts de stockage)  ;
  • Grosses gouttes (stockage de bobines de papiers entre autre)  ;
  • Brouillard d'eau ;
  • Additifs : type AFFF (AFFF = Agent Formant un Film Flottant) (bas foisonnement) ou "mouillants".

États Unis d'Amérique
  • Règles Factory Mutual ;
  • NFPA 13 «Norme d'installation des dispositifs d'extincteur automatique à eau».

France

  • Norme NF EN 12845 (réglementaire pour les établissements recevant du public qui plus est de 3000 m², les I. G. H., les parkings, etc. )  ;
  • Règle APSAD R1 particulièrement française (80% du marché en France) ;
  • Règles NFPA (13 - 20 - 30... )  ; Norme américaine servant de standard mondial, qui plus est en plus utilisée en France sur les sites industriels ;
  • Règles éditées par l'assureur FM Global qui sont dérivées des règles NFPA.
  • Norme NFS 62-210 (remplacée par la norme NF EN 12845).

Production collecteurs

Les collecteurs soudés sont réalisés par des machines automatisées.

Les grandes sociétés installatrices de dispositifs d'extincteur automatique à eau

Pour avoir la liste complète des installateurs de gicleurs, il est envisageable de consulter le site du CNPP.

Noters et références

  1. ab (fr) Traduction de Sprinkler, 2002, Normalisation - Avis terminologiques, Office québécois de la langue française. Consulté le 2008-12-04

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